Droit de la famille · Divorce · Logement

Divorce et logement familial : qui peut rester dans la maison ou
l’appartement ? Propriété, attribution, crédit immobilier, loyer
et départ du domicile : les règles à connaître.

Article mis à jour le 24 août 2026 · Informations juridiques générales

À retenir :

Le divorce ne signifie pas automatiquement que le propriétaire
du logement est celui qui pourra immédiatement y rester. Le sort
du logement familial dépend notamment de sa propriété, du bail,
des enfants, des décisions prises pendant la procédure et, selon
les cas, des opérations de liquidation et de partage.

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Qui peut rester dans le logement familial ?

Le logement familial occupe une place particulière dans la
séparation d’un couple marié. Il ne suffit pas de regarder
uniquement le nom figurant sur le titre de propriété ou le bail
pour déterminer qui pourra y rester pendant la procédure.

Selon la situation, les époux peuvent convenir ensemble de
l’organisation temporaire du logement. En cas de désaccord,
les mesures relatives au logement peuvent être examinées dans
le cadre de la procédure de divorce.

La présence d’enfants, leurs conditions de résidence et la
nécessité de préserver leur stabilité peuvent notamment être
prises en considération.

Le logement appartient-il aux deux époux ?

Lorsque les époux ont acheté ensemble le logement familial,
chacun peut disposer de droits sur le bien selon les modalités
prévues lors de son acquisition.

Le divorce n’entraîne pas automatiquement la vente du bien.
Les époux peuvent notamment envisager une vente, un rachat
de la part de l’autre ou, selon les circonstances, une autre
organisation.

Le traitement du bien doit être replacé dans l’ensemble des
opérations de liquidation et de partage du patrimoine.

Consultez notre article consacré au

partage du patrimoine lors du divorce

pour approfondir ce sujet.

Que se passe-t-il si un seul époux est propriétaire ?

Le fait qu’un seul époux soit propriétaire ne règle pas nécessairement
toutes les questions relatives à l’occupation du logement pendant
la procédure de divorce.

Le logement familial bénéficie d’une protection particulière
pendant le mariage. Les conséquences de la séparation doivent
donc être appréciées au regard de la situation concrète et des
mesures éventuellement décidées dans le cadre de la procédure.

Il faut également distinguer le droit de propriété du droit
d’occuper temporairement le logement.

Qui paie le crédit immobilier pendant le divorce ?

Le crédit immobilier continue d’exister pendant la procédure
de divorce. La séparation des époux ne fait pas disparaître
automatiquement les obligations envers la banque.

Lorsque les deux époux sont coemprunteurs, il faut notamment
distinguer les obligations contractées auprès de la banque et
les comptes à effectuer entre les époux.

Une organisation provisoire peut être nécessaire pour déterminer
qui règle les mensualités, les charges courantes, les taxes et
les travaux éventuels.


Attention à la désolidarisation bancaire.

Le fait qu’un époux quitte le logement ou que le couple divorce
ne suffit pas nécessairement à libérer cet époux de ses obligations
envers la banque.

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Que devient le logement loué ?

Lorsque le logement familial est loué, il faut distinguer le
bail, les obligations locatives et l’organisation de la séparation.

Le départ de l’un des époux ne doit pas être décidé sans vérifier
les conséquences juridiques sur le bail et les obligations envers
le bailleur.

Il est également important de prévoir le paiement du loyer,
des charges et des éventuelles régularisations pendant la période
de séparation.

Le logement peut-il être attribué à l’un des époux ?

Dans certaines situations, le logement peut être attribué à
l’un des époux dans le cadre des opérations liées au divorce.

Lorsque le bien appartient aux deux époux, celui qui souhaite
conserver la maison peut notamment envisager de racheter les
droits de l’autre, sous réserve de pouvoir financer l’opération.

Il faut alors tenir compte de la valeur du bien, du capital restant
dû sur le crédit, des droits de chacun et des éventuelles sommes
à verser pour équilibrer le partage.

Lorsque les époux sont d’accord, consultez également :

Divorce amiable : comment partager un bien immobilier en commun ?

Le départ du domicile conjugal change-t-il les droits ?

Quitter le logement familial ne signifie pas automatiquement
renoncer à ses droits patrimoniaux sur le bien.

En revanche, les circonstances du départ peuvent être importantes
selon le contexte du divorce et les questions qui seront ensuite
examinées.

Il est donc préférable de ne pas partir précipitamment sans
comprendre les conséquences possibles de la décision.

Pour approfondir cette question :

Quitter le domicile conjugal : risques, divorce et conséquences
.

Que se passe-t-il lorsque les enfants résident dans le logement ?

Lorsque des enfants vivent dans le logement familial, leur
situation doit être prise en compte dans l’organisation de la
séparation.

La stabilité du lieu de vie, la scolarité, la proximité des
parents et l’organisation de la résidence peuvent notamment
influencer les décisions prises.

Le logement et la résidence des enfants doivent donc être
réfléchis ensemble, plutôt que séparément.

Consultez notre guide :

Divorce : garde des enfants, résidence et pension alimentaire
.

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Peut-on vendre la maison avant le divorce ?

La vente d’un bien immobilier appartenant aux deux époux suppose
de prendre en compte les droits de chacun et les formalités
nécessaires.

Une vente peut parfois simplifier les opérations patrimoniales,
notamment lorsque les époux ne souhaitent pas conserver le bien.
Mais elle doit être envisagée en tenant compte du crédit restant,
de la valeur du marché, des frais et des conséquences fiscales
éventuelles.

Il faut également déterminer comment sera réparti le produit
net de la vente.

Que faire en cas de désaccord sur le logement ?

Les conflits peuvent porter sur l’occupation du logement,
le paiement du crédit, la vente du bien, sa valeur ou encore
les modalités de départ de l’un des époux.

Lorsque les discussions sont difficiles, il est utile de
distinguer les questions urgentes de logement des opérations
patrimoniales qui pourront être réglées ultérieurement.

Un accord écrit peut permettre de sécuriser l’organisation
temporaire lorsqu’il est possible d’en trouver un.

Comment préparer la décision ?

Avant de décider de vendre, de quitter le logement ou de demander
à son conjoint de partir, réunissez les documents essentiels :
titre de propriété, contrat de prêt, tableau d’amortissement,
relevés des charges, bail éventuel, justificatifs de travaux
et documents relatifs aux enfants.

Faites également estimer la valeur du bien lorsque cette valeur
doit servir de base à un partage ou à un rachat de part.

Enfin, analysez la situation globale : patrimoine, crédit,
revenus, enfants et éventuelle prestation compensatoire.

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Questions fréquentes

Qui peut rester dans la maison pendant le divorce ?

Cela dépend notamment de la situation du logement, des droits
de chacun, des enfants et des mesures éventuellement décidées
pendant la procédure.

Si la maison est à mon nom, mon conjoint doit-il partir ?

La propriété du bien ne suffit pas nécessairement à répondre
à la question de l’occupation du logement familial pendant
le mariage et la procédure de divorce.

Qui paie le crédit immobilier après la séparation ?

Il faut distinguer les obligations envers la banque et les
comptes entre les époux. Le divorce ne met pas automatiquement
fin au contrat de prêt.

Peut-on garder la maison après le divorce ?

Oui, selon les droits de chacun et les conditions financières,
notamment lorsqu’un époux rachète les droits de l’autre.

Est-ce une faute de quitter le domicile conjugal ?

Les conséquences d’un départ dépendent des circonstances.
Il est préférable d’analyser la situation avant de partir.

Faut-il vendre la maison lors d’un divorce ?

Non. La vente n’est pas la seule solution. D’autres mécanismes
peuvent permettre à l’un des époux de conserver le logement
selon la situation.

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